Présentation du Huawei P30

Huawei P30 est donc le nouveau fleuron de Huawei. Le P30 est séduisant par sa fiche technique haut de gamme, mais également par ses ambitions en photographie.

Ergonomie et design du Huawei P30

Avec son P30, Huawei n’a donc pas fait preuve d’excentricité esthétique. Par ses lignes et sa finition, ce smartphone est donc une version compacte. On trouve donc ici un smartphone bien fini. Avec son capteur d’empreintes sous l’écran, il peut aussi se targuer d’une façade aux allures de fleuron. La dalle de 6,1 pouces qui occupe 80 % de la surface offre ainsi un beau ratio. Malheureusement, sa coque en verre, au verso, attrape ainsi très très aisément les traces de doigts.

En main, le Huawei P30 s’avère donc très bien fait, avec des boutons de verrouillage et de volume facilement accessibles sur la tranche droite. Le capteur d’empreintes sous l’écran est positionné un peu bas mais se révèle assez réactif. Le P30 est aussi hermétique à la poussière et aux jets d’eau (IP53). Il n’est par contre pas capable d’accueillir de carte microSD. Huawei impose donc une nouvelle fois son format NM sur le port SIM numéro 2, avec des cartes allant jusqu’à 256 Go. De quoi donner ainsi de l’air aux 128 Go de stockage du smartphone.

Écran du Huawei P30

La dalle du Huawei P30 est excellente. Avec sa diagonale de 6,1 pouces au ratio 19,5:9, elle affiche en 1 080 x 2 340 px pour une résolution de 422 ppp. Oled oblige, elle offre une rémanence nulle et un contraste infini. La colorimétrie de l’écran est également exempte de tout reproche. Pour en profiter pleinement, il faudra faire un tour dans les paramètres et opérer une manipulation très rapide. Une fois dans le sous-menu « Affichage », sélectionnez « Mode & température de couleur », puis optez pour le profil « Normales » et « Par défaut ». Vous obtiendrez alors d’excellents résultats, avec un delta E moyen à 1,9 et une température des couleurs positionnée sur 6 801 K, proche des 6 500 K attendus par la norme vidéo.

Du côté des performances, l’écran du P30 s’avère très bon. Il est capable d’un véritable grand écart de luminosité, naviguant entre 1,7 cd/m² et 640 cd/m², la dalle restera lisible dans tous les contextes lumineux. Sa réflectance est un peu élevée (9,5 %), tout comme son retard tactile, très moyen (75 ms), mais ces deux valeurs ne sont qu’un petit accroc dans un beau tableau.

Performances du Huawei P30

Le Huawei P30 embarque une puce Kirin 980 épaulée de 6 Go de RAM. Un équipement largement suffisant pour faire tourner Android sans le moindre problème. Les applications s’ouvrent instantanément, et l’on passe de l’une à l’autre sans faire broncher le smartphone. Une fluidité de navigation assurée avec sang-froid, le smartphone ne chauffant que très peu.

Au moment de lancer un jeu, la puce Mali-G76 MP10 prend le relais. Elle offre une expérience de jeu toujours aussi fluide et tient tête à tous les logiciels disponibles, même les plus gourmands en 3D.

Audio du Huawei P30

Sur sa tranche inférieure, le P30 abrite une connectique mini-jack 3,5 mm d’excellente qualité. Elle propose une plage dynamique large, limite la diaphonie et ne souffre quasiment pas de distorsion. Sa seule limite est du côté de la puissance de sortie. Loin d’être idéale, elle survivra à la plupart des casques, mais les plus énergivores d’entre eux n’en feront qu’une bouchée. Toujours sur sa tranche inférieure, le haut-parleur du P30 s’avère moins convaincant. Le son est légèrement resserré, et surtout, il manque lui aussi de puissance.

Photo du Huawei P30

Fidèle à la réputation de Huawei, c’est du côté de la photo que le P30 se distingue. Le smartphone embarque trois modules proposant des expériences photo différentes. On retrouve ainsi un module principal, un très grand-angle ainsi qu’un zoom 3x optique. Retrouvez ci-dessous les caractéristiques de ces trois modules.

Module « Principal »

Situé sur la partie inférieure de l’îlot optique, le module principal du P30 réalise des clichés en 10 Mpx, grâce à la technique du « pixel binning » (combinaison de quatre pixels afin de capter davantage de lumière). En pleine luminosité, le P30 réalise de belles performances. Le module principal affiche une scène claire et réaliste, contenant une belle dose de détails. Les couleurs y sont également plutôt bien représentées, malgré une balance des blancs légèrement trop chaude. On note également de légers soucis d’optique en extrême périphérie, où les détails se perdent. De quoi le placer un cran en dessous du Pixel 3.

En basse luminosité, le P30 est également capable de briller, et ce, en alliant un temps de pause court (1/17 s) et une sensibilité plutôt maîtrisée (1 600 ISO). Le smartphone de Huawei restitue une bonne quantité de détails ainsi que des contrastes assez réussis. Le lissage se fait plutôt bien oublier. Encore une fois, nous faisons face ici à des teintes plus chaleureuses que celles proposées par le Pixel 3. Malheureusement, les problèmes en périphérie demeurent et quelques rares aberrations chromatiques peuvent apparaître, mais rien de bien grave.

Expérience photo

En passant dans les paramètres de l’application photo de Huawei, il est possible de passer le module principal en 40 Mpx. Un mode loin de révolutionner l’expérience photo, mais tout de même traitée avec maîtrise ici. L’avantage principal étant la quantité de détails encore accentuée. Malheureusement, cela se fait au détriment des couleurs, légèrement plus fades.

En basse luminosité, le tableau est nettement moins réjouissant. Le module capture avec le même temps de pose et la même sensibilité qu’en 10 Mpx, mais gère nettement moins son sujet. Le bruit électronique envahit l’image et les aberrations chromatiques pullulent. Il est donc conseillé de rester en 10 Mpx lors de votre séance photo nocturne.

Un mode nuit est disponible. Il n’est cependant pas très convaincant. Abusant du temps de pose quand il est sur trépied (16 s), il ne fait qu’accentuer le lissage et se montre à des années-lumière de ce dont est capable le Pixel 3.

Module ultra-grand-angle

Avec son module ultra-grand-angle de 16 Mpx épaulé d’un objectif 16 mm (en équivalent 24×36), Huawei propose également une belle expérience de jour.

Le piqué est satisfaisant, les couleurs sont fidèles et la déformation reste maîtrisée. Encore une fois, le seul petit problème se situe en extrême périphérie où la lisibilité prend un grand coup. 

Comme souvent, c’est de nuit que le bât blesse. Le module monte en sensibilité (3 200 ISO) tout en gardant un temps de pose raisonnable (1/17 s), mais le résultat ne suit pas. Les couleurs et les détails disparaissent, la scène est terne et peu exploitable.

Module zoom 3x

Le module embarque un téléobjectif et celui du Huawei P30 est plutôt bon. Il offre un rendu à la fois exploitable et agréable à l’œil. Il parvient même à faire preuve de netteté. En revanche, les choses se gâtent dès que la lumière diminue ne serait-ce qu’un peu. Le flou de bougé fait ainsi son apparition, réduisant la pertinence de l’opération. Pour créer le zoom 5x, le smartphone recadre numériquement l’image en 3x. Le résultat n’est que moyen.

De nuit, le P30 passe en zoom 3x sur le module principal ; il s’agit donc encore une fois d’un zoom numérique. Évidemment, à cause de cela, la qualité du rendu est en chute libre. Les photos ne sont d’ailleurs que peu exploitables. Cependant, il est difficile de blâmer Huawei pour ça, ses concurrents réalisent la même gymnastique.

Mode portrait, capteur frontal et vidéo

Pour son mode portrait, le P30 s’appuie sur son module principal en 10 Mpx. Et il faut bien avouer qu’il fait un travail de grande qualité. Le bokeh autour des sujets est parfaitement réalisé et se paie même le luxe d’être progressif. Et ce, malgré la disparition de la camera « temps de vol », présente sur le P30 Pro.

De son côté, le module frontal (32 Mpx, f/2.0), réalise du très bon résultat. Ses clichés sont détaillés et la lumière bien gérée. De son côté, le bokeh est parfaitement réussi, découpant les visages avec précision. Enfin, le module arrière est capable de filmer en 4K de façon fluide.

Autonomie

Avec son accumulateur de 3 650 mAh, le Huawei P30 propose une bonne autonomie. En simulant une utilisation classique de smartphone, le terminal de Huawei tient 14 h 58 min avant de passer sous la barre fatidique des 15 % de batterie. Un score attendu pour un smartphone haut de gamme, correspondant à une seule journée d’utilisation en conditions réelles.

À noter qu’il faut 1 h 10 min pour recharger complètement le smartphone avec le bloc fourni.

Interface & OS

Fidèle à ses habitudes, Huawei livre son P30 avec son interface maison EMUI. Outre son esthétique revisitée, cette version d’Android est assez fidèle à ce que Google propose. On y retrouve la barre fixe d’icônes et l’ensemble des fonctionnalités de base disponible sur l’OS. Désactivé par défaut, il est possible de faire apparaître le tiroir d’applications en faisant un petit détour dans les paramètres. À noter qu’on trouve également des réglages enrichis avec quelques fonctionnalités pratiques, comme le clonage d’application (pour gérer deux comptes sur la même application, par exemple).

BAFANG logo
BAFANG logo
E-MOBIL logo
E-MOBIL logo
FLAT-TRACK logo
FLAT-TRACK logo